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mercredi 14 Jan 2026
L’agroforesterie, une pratique qui participe à la végétalisation de notre agriculture
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Initié entre 2019 et 2020, le pôle agroforestier des pépinières Naudet est né d’une ambition de répondre concrètement aux défis agricoles et environnementaux actuels.

Implanté au cœur du Parc national de forêts, en Côte d’Or, ce site a été pensé comme un véritable laboratoire vivant, dédié à l’expérimentation et à la démonstration des pratiques agroforestières innovantes.

Chaque aménagement, chaque plantation ont été réalisés avec soin pour créer un espace favorisant la biodiversité, la régénération des sols et la résilience des cultures.

En offrant un cadre propice à l’échange et à l’apprentissage, le pôle agroforestier accueille agriculteurs et agricultrices, chercheurs et chercheuses, techniciens et techniciennes, étudiants et étudiantes de lycées agricoles et d’écoles d’ingénieurs pour leur permettre de tester, d’évaluer et d’améliorer les techniques agroforestières. Ce site représente une plateforme, où chaque expérimentation contribue à bâtir un modèle agricole durable et adapté aux enjeux climatiques et sociétaux de demain.

L’équipe de la Journée internationale des forêts a eu le plaisir d’échanger avec Nicolas Da Costa, responsable Naudet Agroforesterie.

Les pépinières Naudet sont partenaires du programme Journée internationale des forêts depuis 2016, en fournissant des plants d’arbres pour permettre élèves participants de réaliser une plantation pédagogique.

  • Pouvez-vous vous présenter et nous faire part de votre parcours professionnel ? Qu’est-ce qui vous a amené à rejoindre le pôle Agroforesterie des pépinières Naudet ?

Nicolas Da Costa : Je suis directeur de travaux de plantation pour la filiale Naudet Agroforesterie.

J’ai un parcours un peu atypique puisque j’ai commencé par des études qui ne correspondent pas du tout à ce domaine. J’étais dans le milieu du chauffage, de la ventilation et de la climatisation. J’ai fait par la suite un service civique dans une association pour ensuite me réorienter vers des études en lien avec la forêt. J’ai donc fait un BTS gestion forestière à l’école forestière de Meymac (Haute-Corrèze). J’ai fait mon stage d’étude chez l’ONF puis une licence professionnelle à Nancy, toujours dans le domaine de la gestion forestière et de la gestion de projet.

Une fois diplômé, j’ai commencé à travailler chez Unisylva, une coopérative forestière, puis je suis arrivé chez les pépinières Naudet. J’ai commencé en tant que chef de chantier au pôle Reboisement, pour des projets de haies. Mes premiers chantiers concernaient des chantiers de haies suite aux remembrements agricoles qui ont eu lieu à l’ouest de la France, avec les travaux d’infrastructures de la Ligne à Grande Vitesse (LGV). En parallèle j’ai été chef de chantier pendant 5 ans sur des chantiers purement forestiers dans tout le secteur Centre. Puis, j’ai eu l’opportunité de rejoindre mon poste actuel, au sein du pôle Agroforesterie.

  • Qu’est-ce que l’agroforesterie et comment ce principe participe à la transition écologique en France ?

L’agroforesterie, c’est une pratique agricole qui intègre les arbres au cœur des systèmes de culture. En associant arbres, cultures et animaux sur une même parcelle, cette approche favorise la cohabitation harmonieuse entre le végétal et l’agricole.

Elle privilégie la complémentarité entre les différentes strates végétales et les activités agricoles, ce qui permet de participer à la transition écologique.

En fonction des objectifs du projet, les arbres peuvent être implantés sous forme de haies bocagères, d’alignements intraparcellaires ou de vergers-maraîchers par exemple. Il existe de nombreuses modalités d’agroforesterie. Chaque configuration est pensée pour répondre aux spécificités du sol, du climat et des pratiques agricoles locales, en offrant une flexibilité qui permet de s’adapter à une large diversité de cultures et de modes d’élevage.

  • D’où vient votre intérêt pour le sujet de l’agroforesterie ? En quoi est-ce une fierté pour vous de travailler dans un domaine qui permet d’œuvrer pour la transition écologique ?

Lors de mes études en licence pro, j’ai participé à plusieurs projets associatifs et notamment à un projet avec le Parc National de Lorraine, qui faisait du suivi de populations ornithologiques. J’ai vécu mon enfance en région parisienne donc tout cet univers était nouveau pour moi. Ils m’ont proposé des projets de plantation de haies pour les oiseaux et à partir de là, j’ai appris l’intérêt de la haie pour l’environnement et la biodiversité.

Une fois diplômé, lorsque j’étais en recherche d’emploi, j’ai trouvé une opportunité en lien avec la plantation de haies. Ça m’a tout de suite parlé et j’ai postulé. Il faut savoir que les métiers liés à la plantation sont très peu connus, on ne communique pas dessus. Pourtant, ils sont essentiels ! Dans un poste de chef de chantier comme celui dans lequel j’ai débuté, les plantations ont du sens, on voit l’intérêt sur l’environnement. Durant cette expérience, qui a duré 5 ans, j’ai planté des haies partout en France. J’ai rencontré plein d’exploitations agricoles différentes et c’est très enrichissant ! Je suis super content de pouvoir participer, à mon niveau, à la végétalisation de notre agriculture car on sait aujourd’hui que c’est un axe sur lequel on doit travailler si on veut parer au changement climatique.

  • Participez-vous à des actions de sensibilisation sur les sujets agroforestiers ? Si oui, lesquelles ? Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Oui, il m’arrive de participer à des actions de sensibilisation et de plantation, même si ce n’est pas le cœur de mon métier. Avec des enfants, des adultes et même des entreprises qui viennent avec leurs salariés. Je leur explique de mon côté ce qu’est la haie, son rôle et son importance, comment bien planter et l’agriculteur, lui, explique pourquoi il met en place un projet agroforestier sur son exploitation.

Je participe chaque année à environ 3-4 plantations et j’aime beaucoup ce genre d’action car cela me permet de sortir la tête de l’eau lors des périodes intenses de plantation, qui durent entre les mois d’octobre et d’avril. C’est aussi un plaisir pour moi de transmettre mes connaissances sur le sujet.

Aussi, pour sensibiliser au sujet de l’agroforesterie, nous faisons visiter le pôle Agroforestier de Naudet aux lycées agricoles afin de montrer aux jeunes, en formation, les pratiques qui existent, leur expliquer ce que ça apporte, les bénéfices et les inconvénients. Le but est d’ouvrir les yeux de ces jeunes, qui sont les agriculteurs de demain, d’alimenter la discussion et de lutter contre les idées reçues qu’ils peuvent avoir.

  • Pourquoi les pépinières Naudet se sont positionnées sur le sujet de l’agroforesterie ?

Les pépinières Naudet plantent des haies depuis plusieurs dizaines d’années partout en France. Cependant, ces dernières années, il y a eu une montée en puissance des projets de plantations de haies suite à la prise de conscience et aux aides publiques apportées à la plantation de haies dans le milieu agricole.

Face aux défis climatiques et environnementaux, l’agroforesterie s’impose aujourd’hui comme une solution durable et innovante pour les agriculteurs et les éleveurs.

En associant arbres, cultures et élevage sur une même surface, on peut observer que cette pratique favorise la biodiversité, améliore la fertilité des sols et optimise la gestion de l’eau.

Depuis 2019, les pépinières Naudet s’engagent donc activement dans le développement de l’agroforesterie grâce à notre pôle Agroforestier : il illustre et démontre les multiples bénéfices des systèmes agroforestiers et accompagner les professionnels agricoles dans leur transition vers des pratiques plus résilientes et durables.

  • Est-ce que tout le monde peut mettre en place un projet d’agroforesterie à son échelle ? Ou est-ce réservé uniquement à des professionnels agricoles ?

Pour faire de l’agroforesterie, il faut forcément travailler dans le milieu agricole puisque cette pratique consiste en l’association de la forêt et de l’agriculture.

Planter une haie dans son jardin, c’est participer au développement de la haie, au bocage mais ce n’est pas de l’agroforesterie puisque cela ne concerne pas l’agriculture.

Il faut savoir qu’aujourd’hui, beaucoup d’associations proposent de monter des projets avec des agriculteurs avec pour objectif, par la suite, de proposer à leurs bénévoles des projets de plantation de haies. Les citoyens et les citoyennes peuvent donc participer à des projets agroforestiers de cette façon, en passant par des associations.

  • Quels sont les bénéfices apportés par l’agroforesterie ?

L’agroforesterie favorise la biodiversité, en offrant des habitats aux pollinisateurs, aux auxiliaires de culture et à la faune locale, ce qui permet de réduire l’utilisation de pesticides. Elle protège également les sols et les ressources en eau en limitant l’érosion, en améliorant l’infiltration de l’eau et en maintenant l’humidité des sols. Grâce à leurs racines profondes, les arbres remontent des nutriments essentiels, enrichissant naturellement la fertilité des terres agricoles.

Pour les éleveurs, l’intégration d’arbres dans les parcours d’élevage améliore le bien-être animal en apportant de l’ombrage et une alimentation complémentaire. Selon les endroits et selon les filières existantes sur un territoire, ça peut aussi permettre de diversifier les sources de revenus, avec la production de bois, de fruits, de plantes aromatiques et même de truffes.

  • Pensez-vous que l’agroforesterie peut faire partie des modèles agricoles de demain au même titre que l’agriculture biologique par exemple ?

Oui, je pense que l’agroforesterie peut faire partie des modèles agricoles de demain. C’est d’ailleurs une pratique complémentaire à l’agriculture biologique, les deux peuvent se faire en même temps. C’est technique, cela demande des connaissances, de l’expérimentation, des échecs, mais c’est possible ! Il faut l’adapter car on ne peut pas appliquer un modèle unique partout, sur tout type de sol. La haie doit être adaptée à son environnement et à son utilité. Cela se réfléchit en amont avec l’agriculteur, qui nous fait part de son projet. Par exemple, un agriculteur peut vouloir planter une haie pour limiter l’érosion des sols, favoriser la biodiversité, le bien-être animal, créer une haie anti-gel…

D’ailleurs, pour qu’une haie soit le plus efficace possible, il faut de la diversité dans les essences, avec des essences adaptées, et une diversité de strates. Si on ne met que du buissonnant, on aura bien sûr quelques petits animaux qui s’installeront mais en mettant des grands arbres, cela permet d’accueillir encore plus d’espèces comme des rapaces par exemple. C’est pareil pour les populations d’insectes. La diversité des essences apporte une nourriture différente, des habitats différents et cela favorise donc la biodiversité.

L’équipe de la Journée internationale des forêts remercie chaleureusement Monsieur Da Costa pour cette interview ainsi que les pépinières Naudet, qui sont des partenaires historiques de notre programme.

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